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Cette semaine, j’ai décidé de donner la parole à une Édoniste un peu particulière. En effet, Perrine a rejoint l’équipe d’Edovino en Octobre 2018. C’est elle qui s’occupe notamment de l’animation des réseaux sociaux. C’est donc elle qu’il faut remercier pour les brillantes idées DIY qu’elle déniche chaque semaine. Elle est aussi en charge de la communication du prochain lancement du concept sur-mesure d’Edovino. (Bientôt plus d’infos à ce sujet).

Ce portrait, c’est en partie une façon de la remercier pour le formidable travail qu’elle accomplit. Mais également de vous partager que l’hédonisme se vit également au travail.

Perrine, tu as donc rejoint Edovino il y a 6 mois. Pourquoi est-ce que tu as souhaité travailler avec nous ?

J’ai été motivée pour travailler chez Edovino car c’est une start-up qui aime les défis et qui ne veut pas rester sur ce qui a déjà été fait. Elle a sa propre perception sur comment déguster du vin. Ce qui chamboule tout ce qu’on pouvait imaginer. Je trouvais donc cela très intéressant et j’ai voulu faire partie de l’aventure !

Notre vision c’est justement de casser les codes pour s’affirmer, que penses-tu de cette idée ?

Je trouve que c’est la meilleure façon de se différencier. Mais aussi de découvrir des choses qui nous paraissaient impossibles il y a encore quelques années.

Perrine Enjolras prie à côté statut de Buddha en Thaïlande

Est-ce que tu te reconnais dans ce credo ?

Je me reconnais tout à fait dans ce credo car être comme tout le monde je trouve ça très barbant. Casser les codes permet de se lancer dans une aventure qui dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Et surtout cela peut aussi nous donner l’opportunité de savoir réellement qui nous pouvons être.

Donc tu pourrais te qualifier d’(h)Édoniste ?

Oui, on peut dire que je suis Hédoniste et Édoniste. J’aime le vin mais je ne connais que les bases, donc j’aime en apprendre davantage. C’est en partie grâce à Édovino que je développe cette connaissance.

Perrine Enjolras au ski

Edovino s’apprête justement à lancer un concept qui casse les codes. Peux-tu expliquer aux Édonistes de quoi il s’agit ?

Bien sûr ! Chaque individu a ses propres opinions, ses propres envies, ses propres perceptions. Et bien évidemment a ses propres goûts. Pourtant dans le vin si on ne s’y connaît pas assez. C’est très difficile de trouver son vin avec les saveurs qui nous correspondent. Notamment parce que c’est un secteur qui reste encore très traditionnel. Alors en cassant les codes du vin, nous enlevons ces barrières conventionnelles pour ainsi élaborer le vin qui nous convient.

Comment ? D’abord avec une première dégustation, nous mesurons le goût de l’individu grâce aux notes qu’il attribue. Puis, un algorithme va combiner ces notes pour créer un profil sensoriel du client. Et à partir de là, nous sommes en capacité de lui créer une cuvée sur-mesure. Un vin qui correspond vraiment au goût personnel de l’utilisateur. Et si c’est en utilisant plusieurs cépages qui habituellement ne s’assemblent pas, c’est pas grave ! Nous nous mettons aucunes contraintes. Tant que cela correspond au goût du consommateur.

Perrine Enjolras prie à côté statut de Buddha en Thaïlande

Lors de ton entretien, tu évoquais ton projet de devenir Digital Nomad. C’est un projet pas forcément très banal. Pourquoi un tel choix de vie ?

C’est un choix qui m’a paru évident ! J’aime le voyage et l’échange qui peut y avoir avec d’autres cultures. Je pense que c’est le seul moyen d’avoir vraiment une grande ouverture d’esprit et une autre perception de la vie. En effet, comment se dire ouvert d’esprit si nous ne connaissons que notre quotidien ?

De plus je ne veux en aucun cas avoir une vie toute banale, c’est-à-dire « maison-métro-boulot-dodo ». Je ne veux pas que mon quotidien tourne uniquement autour de mon travail et devoir poser des jours de repos pour faire ce dont j’ai envie. Je ne veux pas être fixé dans des heures bureaucratiques qui ne sont pour moi pas cohérentes. Si on a fini notre travail à 14 h, pourquoi devoir rester dans l’entreprise jusqu’à 17 h ?

À ma façon, et comme pour beaucoup de personnes, je voulais donc trouver un moyen de casser les codes d’une société qui disait que le boulot devait se faire en entreprise. Et non au bord de la plage pieds nus en savourant un bon cocktail.

Perrine Enjolras qui nourrit les éléphants en Thaïlande

As-tu vécu une épreuve difficile qui a remis en cause tes projets ?

Il y a toujours un moment dans la vie où nous doutons sur ce qui concerne nos projets. Je pense même que c’est une étape très importante dans le processus de réalisation d’un projet qui nous tient à cœur. Donc oui, il y a eu et il y aura des moments difficiles. Quand je vois que je n’avance pas, que je m’égard, je me remets en question : « Est-ce que cela en vaut la peine ? » « Est-ce vraiment ce que je veux ? » « Est-ce que j’en suis capable ». Puis quand je dépasse tous ces doutes, ces craintes, je pense que je deviens plus forte et plus proche dans la réalisation de mon projet. Car je sais qu’il me tient à cœur et que je suis incapable d’abandonner.

Depuis 6 mois que tu es avec nous tu as été immergée dans l’originalité et des portraits atypiques. Dirais-tu que cela t’a apporté quelque chose ? ou permis de te révéler ?

La question est difficile à répondre car les profils sont tellement différents. Tous apportent des informations très enrichissantes !  Je trouve très intéressant de connaître la vision de Martin Leclerq sur le système scolaire qui n’est pas forcément là pour t’aider. Et le témoignage de Chloé Romengas sur l’ouverture d’esprit grâce à la rencontre des personnes qui ont des parcours complètement différents.

Perrine Enjolras pousse un rocher au parc Tête d'Or

Peux-tu nous partager un souvenir que tu as par rapport au vin ?

La première fois que j’ai goûté du vin, je devais avoir 7- 8 ans. Je voyais mon grand-père en déguster à tous les repas. Et un jour il m’en a mis une goutte dans mon verre d’eau, ce qui l’a à peine coloré. J’étais tellement fière de faire comme les grands. Même si je trouvais le goût très étrange !

Enfin, tradition oblige, quel conseil donnerais-tu pour suivre ses projets, réaliser ses rêves ?

La seule barrière qui peut avoir entre nous et nos rêves c’est nous ! Peur du jugement, peur de se tromper, peur de mal faire. Alors le seul conseil que je pourrais donner serait que se tromper fait partie du processus pour atteindre son rêve. Et qu’il ne faut pas avoir peur du regard des autres. Quoi qu’on fasse, il y aura toujours des personnes pour nous mettre des bâtons dans les roues. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des personnes qui croient en nous !

ALEX B.